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Bouchta El Hayani, pittore umanista Stampa E-mail
di Kenza Alaoui, in Le Matin (Marocco) del 23 ottobre 2008

Sfugge ad ogni etichetta perché non obbedisce a nessuna corrente artistica. Le forme che Bouchta El Hayani dipoinge, le tecniche che utilizza e i colori che sceglie emergono tutti da un'anima iconoclastica. Sulla tela sorgono dal nulla vaghi corpi umani, immobili e senza apparente espressività, o anche forme geometriche che rimandano all'interazione tra l'uomo e la natura. Per scoprire quello che l'artista offre di nuovo, appuntamento a Casablanca entro il 15 novembre!

La peinture humaniste de B. El Hayani

Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à regarder ses tableaux que donne à voir la galerie casablancaise Venise cadre et qui y seront exposés jusqu'au 15 novembre. Inutile d'y chercher quelque référence dans le but de classer notre artiste dans une case précise.

Il échappe à toute étiquette et n'obéit à aucun courant. Les formes qu'il peint, les techniques qu'il utilise et les couleurs qu'il choisit sortent tout droit de son esprit iconoclaste. Cet enclin à la singularité fait dire au critique Abderrahman Tenkoul : «Il a évolué dans son univers à lui en privilégiant des choix esthétiques où les codes de la culture traditionnelle sont quasiment absents ou soumis à un traitement subversif. Sa symbolique est riche en éléments réfractaires à l'égard de ce que cette culture prescrit comme règles et impose comme tabous. Une telle façon d'investir le champ de la peinture ne peut être de tout repos.

Car, on le sait, être peintre au Maroc exige presque toujours le passage par la culture traditionnelle pour avoir une légitimité et être en droit de revendiquer la modernité». Cette modernité, les dernières œuvres de Bouchta El Hayani la traduisent bien. L'espace toile est érigé en scène où se tiennent des corps d'hommes surgis de nulle part. Figés et sans expression apparente, ces êtres se présentent parfois sous la forme de silhouettes dont on ne distingue pas vraiment les membres et qui ne permettent pas de classer sa peinture dans la case du figuratif.

Mais que veulent dire ces corps qui reviennent comme un leitmotiv ? Quelle histoire essayent-il de raconter ? Quel message le peintre tente-il de véhiculer à travers eux?
Les dessins exécutés par ses soins ne sont pas sans rappeler ceux, de l'homme de la préhistoire, qu'on retrouve dans les grottes anciennes. A en croire cette volonté persistante du peintre à masquer tout repère au niveau de ces personnages qui meublent les toiles, l'auteur serait en train de peindre l'incertitude de l'homme en général. Celle là même qui le gangrène et le jette dans le chaos d'une existence sans références et sans indices.

Ce sont là les signes qui ne trompent pas d'un humanisme sans faille qui anime l'artiste et qui, par la même, fait réfléchir le récepteur qui contemple l'œuvre sur son présent et son devenir. «Ni allégorique, ni détentrice d'un quelconque message moral ou social, la peinture de El Hayani est l'expression d'un homme de son temps qui s'interroge, s'émerveille de ce qui l'entoure, et en témoigne en créant un univers de formes et de couleurs, de sensations au rythme de la main qui trace, de l'émotion qui respire et donne vie. Bouchta El Hayani est au cœur de sa peinture », dit de lui la critique d'art Lydia Harambourg.

A côté de ces corps et de ces figures immuables, les tableaux d'El Hayani sont faits de formes géométriques plates ou saillantes, de traits et de courbes. Hautement symboliques, ces signes, qui reviennent de loin, renvoient aux interactions de l'homme avec la nature.
Disposés sur la surface de la toile, selon le bon vouloir de l'artiste, ces éléments disent tout son désir d'exorciser ses démons. Loin d'être gaies ou sensuelles, les couleurs qui jaillissent de sa palette sont fulgurantes mais toujours pures.
"J'expose quand j'ai vraiment quelque chose de nouveau à dire. Exposer pour exposer me dérange.

Il faut donc trouver l'espace adéquat, auquel on croit, et montrer des oeuvres qui présentent des voies nouvelles", crie aux quatre vents notre artiste. Pour découvrir ce qu'il a de nouveau, il vous donne rendez-vous à la galerie Venise Cadre jusqu'au 15 novembre.

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Né en 1952 à Taounate, Bouchta El Hayani a suivi des études primaires et secondaires à Fès.
En, 1969, il entreprend une formation à l'école des Arts appliqués de Casablanca d'où il sortira, en 1972, diplômé en décoration et Arts graphiques, avant de rejoindre le CPR (Centre pédagogique régional) de Rabat, ville où il réside et travaille depuis. A côté de son métier d'enseignant en arts plastiques (au CPR et à l'école nationale d'architecture), Bouchta El Hayani réalise différents travaux graphiques (Affiches, catalogues, couvertures et illustrations de livres).

Mais c'est en tant que peintre qu'El Hayani va assez tôt se faire remarquer. Exposant depuis 1970, il connaît un certain succès dès les années 80 et 90, grâce à ses peintures acryliques à l'abstraction plus lyrique que géométrique. En 1998, après un séjour à la Cité internationale des arts de Paris, la peinture de Bouchta El Hayani connaît un tournant décisif, aussi bien en terme de forme que de densité. « Désormais, le travail de l'artiste se fait matière intense et son geste, comme libéré, laisse apparaître tout un vocabulaire archétypal immémorial. Sa série de l'Homme nu nous rappelle en outre, au-delà de la réflexion métaphysique qui la sous-entend, que Bouchta El Hayani y est un des rares plasticiens marocains à parfaitement maîtriser la discipline du dessin », affirme Jamal Boushaba, critique d'art.
 
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