Di Maya Ghandour Hert da L’Orient Le Jour (Libano) del 21 maggio 2015
“Faremo tutto quanto in nostro potere per poter essere a Baalbeck questa estate”. E’ questa la promessa fatta da Nayla De Freige, Presidente del Festival Internazionale di Baalbeck che si dovrebbe tenere dal 31 luglio al 30 agosto prossimo. Parole che fanno emergere una voglia di cultura, di andare avanti, nonostante le difficoltà che il paese si trova quotidianamente ad affrontare.
BAALBECK 2015: ET SI LA PREMIèRE DES RéSISTANCES éTAIT CULTURELLE?
Avec Baalbeck, c’est toujours loin des yeux, près du cœur. Très, très près. Mais laissons les sentiments de côté. Et allons au front. Non : pas celui où les factions armées se disputent âprement et sauvagement des bouts de territoire, mais sur ce front baptismal, sans lequel n’importe quel pays serait juste condamné à survivre : la résistance culturelle. Sur ce front, les seuls armes sont la musique, le chant, la poésie, la danse, l’écriture, la peinture, le spectacle, etc. Et quoi espérer, quoi rêver de mieux quand toutes les armées se retrouvent sur une même ligne de défense : compositeurs, interprètes, chorégraphes, peintres, poètes… Un métissage synonyme de convivialité, de pluralisme, de fusion, mais aussi de dialogue et de rapprochement vers l’autre. Tous unis, alors, pour défendre cette «cause» nationale, cette cause emblématique d’un pays aux civilisations millénaires ? Oui, quand cette cause est le Festival de Baalbeck, devenu un brand, une marque de fabrique, comme l’a souligné Taleb Rifaï, secrétaire général de l’Organisation du tourisme mondial (UNTWO). Comment ne pas soutenir cet événement qui défend avec autant d’ardeur et d’acharnement son droit à l’existence, son droit à la (sur)vie ? Oui, le Festival de Baalbeck est menacé. La région subit des assauts continus, et elle est aux premières loges quand on évoque les répercussions viciées de la guerre syrienne. Il faut avoir vécu, les quelques dernières années, sur une capsule martienne pour ignorer ce fait (accompli). En 2013 et en 2014, les spectacles ont été délocalisés vers divers lieux de la capitale. Mais, il y a toujours un mais, le moral, cette année, est au beau fixe, ou plutôt dans une zone sous tranquillisants. Le ton était en effet rassurant, encourageant même, lors de la conférence de presse tenue hier par la présidente du festival, Nayla de Freige, à la Salle de Verre du ministère du Tourisme, pour annoncer le programme de cette cuvée 2015 du Festival international de Baalbeck. Une conférence de presse à laquelle ont assisté les ministres du Tourisme et de la Culture, Michel Pharaon et Rony Araiji, la directrice générale du ministère du Tourisme Nada Sardouk, la présidente d’honneur May Arida, la ministre Leila Solh Hamadé, le mohafez de Baalbeck Bachir Khodr, le président de sa municipalité Hamad Hassan et le député Assem Kanso. Forte présence officielle donc, et propos analgésiques tous azimuts, couronnés par une promesse de la présidente : «Avant le début du festival, nous consulterons, comme chaque année, les différentes parties impliquées dans la sécurité de la région, tant l’armée que les FSI, ou le Hezbollah, car ce sont eux qui nous donnent le feu vert. Nous ferons donc tout ce qui est dans nos moyens pour être à Baalbeck cet été».Les six spectacles – du 31 juillet au 30 août – du cru 2015 se présentent comme un beau bouquet panaché de world, de jazz, d’oriental, de disco funk et de musique classique. Sans oublier la grande iftitehiyyé, le spectacle d’ouverture, Ilik Ya Baalbeck (À toi, Baalbeck), une production du festival en hommage… à Baalbeck. Une sorte d’autoportrait par plus d’une quinzaine d’artistes. À ne pas manquer…
